Signature du compromis de vente : le guide complet 2025 (rédacteur, documents, délais)
Le compromis de vente est signé par l’acheteur et le vendeur, après rédaction par un notaire, un agent immobilier ou en seing privé.
- Notaire : sécurité maximale, recommandé si dossier complexe.
- Agent immobilier : rédige dans le cadre de son mandat, forme courante.
- Seing privé : les parties rédigent elles-mêmes, solution légale et valide.
- Acte authentique obligatoire si le compromis dépasse 18 mois.
- Chaque partie signe, puis 10 jours de rétractation pour l’acheteur.
- Acte définitif généralement prévu sous 2 à 3 mois.
Qui rédige et qui signe le compromis de vente ?
Le compromis de vente peut être rédigé par plusieurs acteurs, selon le niveau de sécurité juridique recherché et la complexité du dossier. Dans tous les cas, ce sont le vendeur et l’acheteur qui apposent leur signature sur l’acte.
- Notaire : sécurité juridique maximale, rédaction authentique recommandée si le dossier est complexe.
- Agent immobilier : rédige l’acte dans le cadre de son mandat avec pouvoir, forme la plus courante.
- Seing privé : les parties rédigent elles-mêmes l’acte, une solution légale et valide.
- Vendeur et acheteur : signent obligatoirement l’acte, chacun pour sa part.
- Acte authentique obligatoire : si la durée du compromis dépasse 18 mois, le passage chez le notaire devient impératif.
Le choix du rédacteur dépend surtout de la nature de la transaction. Pour une vente classique entre particuliers, le seing privé rédigé avec l’aide d’un agent immobilier suffit largement. En revanche, dès que la situation implique une succession, un bien en indivision ou un montage juridique spécifique, le recours au notaire s’impose pour sécuriser l’opération.
À noter : un compromis conclu sous seing privé n’exige pas d’enregistrement fiscal obligatoire, contrairement à la promesse unilatérale de vente. Cette distinction a son importance au moment de choisir la forme de l’avant-contrat.
Quels documents fournir et annexer au compromis ?

Documents à fournir par le vendeur
Le vendeur doit transmettre une pièce d’identité valide (CNI ou passeport), le titre de propriété et les références cadastrales du bien. Il fournit également le dossier de diagnostics techniques (DPE, amiante, plomb, termites selon la zone) et, le cas échéant, son contrat de mariage ou Pacs. Un extrait Kbis est exigé si le vendeur est un professionnel.
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Pour les logements les plus énergivores, un audit énergétique s’ajoute au dossier, à la charge du vendeur. Et si l’acte de propriété est introuvable, une copie authentique peut être demandée au notaire qui détient la minute.
Ces pièces sont annexées au compromis et servent de base à la rédaction de l’acte authentique. Un dossier incomplet retarde la signature définitive, généralement prévue dans un délai de 2 à 3 mois.
Documents à fournir par l’acheteur
L’acquéreur présente une pièce d’identité en cours de validité et son plan de financement : apport personnel, accord de prêt ou attestation bancaire. Si la condition suspensive d’obtention de prêt est prévue, il doit justifier d’un délai minimal d’un mois pour monter son dossier.
- Pièce d’identité valide CNI ou passeport de chaque acquéreur.
- Justificatif de domicile rattache au dossier notarié.
- Plan de financement apport, prêt, ou accord bancaire.
- Contrat de mariage ou Pacs précise le régime matrimonial.
Une fois ces documents réunis et annexés, les parties paraphent chaque page et signent le compromis. Cette étape ouvre alors le délai de rétractation de 10 jours dont seul l’acheteur bénéficie.
Quel est le délai de rétractation après signature ?
| Étape | Délai | Qui est concerné | Effet d’un refus de prêt |
|---|---|---|---|
| Réception du compromis | Notification par LRAR ou main propre | Acquéreur non professionnel | Sans objet à ce stade |
| Délai de rétractation | 10 jours calendaires | Acquéreur uniquement | Pas de rétractation nécessaire |
| Report de l’échéance | Jusqu’au 1er jour ouvré suivant | Acquéreur | Sans objet |
| Refus de prêt avec condition suspensive | Restitution intégrale | Acquéreur | Dépôt de garantie restitué |
Le délai de rétractation est exclusivement réservé à l’acquéreur : il court sur 10 jours calendaires. C’est une protection légale qui lui permet de revenir sur son engagement sans justification ni pénalité. Avant août 2015, ce délai était de 7 jours seulement il a été allongé pour laisser plus de temps à la réflexion. Le vendeur, lui, ne dispose d’aucun droit de rétractation une fois le compromis signé.
Le point de départ est précis : il commence le lendemain de la notification du compromis, faite par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai est automatiquement reporté au premier jour ouvré suivant. Le décompte se fait en jours calendaires, week-ends et jours fériés inclus.
- Point de départ : lendemain de la notification reçue.
- Lettre recommandée : date de première présentation retenue.
- Délai de 10 jours : non compressible, garanti par la loi.
- Refus de prêt : dépôt de garantie restitué intégralement.
Quel délai entre compromis et acte authentique ?
La loi ne fixe aucun délai minimum entre le compromis et l’acte authentique. En pratique, il s’écoule 2 à 3 mois, souvent environ 3 mois : c’est le temps nécessaire à l’acheteur pour obtenir son accord de financement bancaire, au notaire pour préparer l’acte et à la commune pour purger son droit de préemption.
Le compromis doit toutefois mentionner une date butoir de signature de l’acte définitif. Au-delà de 18 mois, le recours à un acte authentique devient obligatoire, avec une indemnité d’immobilisation minimale de 5 % si la durée dépasse ce seuil.
Ces délais peuvent s’allonger si une condition suspensive de prêt est prévue : comptez au minimum 1 mois pour son obtention, et jusqu’à 15 jours après réalisation d’une condition pour finaliser. Mieux vaut donc anticiper son plan de financement avant même la signature.
Quel contenu doit figurer dans le compromis ?
Un compromis de vente bien rédigé protège les deux parties. Chaque mention obligatoire évite les litiges et sécurise la transaction jusqu’à l’acte authentique.
- Identités complètes des parties état civil, domicile et coordonnées du vendeur et de l’acheteur.
- Description détaillée du bien surface, nombre de pièces, état général et équipements.
- Origine et références cadastrales titre de propriété et situation exacte du bien.
- Prix et plan de financement montant, apport et recours éventuel à un prêt bancaire.
- Date butoir de signature définitive échéance de l’acte authentique chez le notaire.
- Mention du délai de rétractation 10 jours réservés à l’acquéreur après notification.
Ces éléments constituent le socle juridique de l’engagement. La date butoir fixe le calendrier, tandis que le rappel du délai de rétractation de 10 jours garantit à l’acheteur un droit de réflexion légal contre 7 jours avant l’évolution de la réglementation.
Un compromis incomplet expose à une nullité ou à un blocage à la signature définitive. Mieux vaut vérifier chaque clause avec le notaire ou l’agent immobilier avant de parapher.
Compromis ou promesse unilatérale : quelles différences ?
| Critère | Compromis de vente | Promesse unilatérale d’achat |
|---|---|---|
| Nature de l’engagement | Mutuel : vendeur et acheteur | Unilatéral : vendeur seul |
| Position de l’acheteur | Déjà engagé à acheter | Bénéficie d’une option |
| Enregistrement fiscal | Non obligatoire (seing privé) | Obligatoire sous 10 jours |
| Indemnité d’immobilisation | Dépôt de garantie : 5 % à 10 % | Minimum 5 % si durée > 18 mois |
| Levée de l’option | Sans objet | Exemple : 6 mois |
| Forme juridique admise | Authentique ou sous seing privé | Authentique ou sous seing privé |
Le compromis de vente est une promesse synallagmatique : vendeur et acheteur s’engagent réciproquement. Aucune des deux parties ne peut se retirer sans engager sa responsabilité, sauf clause suspensive non réalisée. La vente est formée dès la signature, sous réserve des conditions prévues.
La promesse unilatérale d’achat fonctionne différemment : seul le vendeur s’engage à vendre. L’acheteur dispose d’une option qu’il peut lever ou non pendant le délai fixé, souvent 6 mois. S’il renonce, il perd l’indemnité d’immobilisation versée.
Cette promesse doit être enregistrée fiscalement sous 10 jours auprès du service des impôts, une obligation prévue par l’article 1589-2 du Code civil. Le compromis sous seing privé n’est pas soumis à cette formalité.
Si la durée de la promesse dépasse 18 mois, un acte authentique devient obligatoire et l’indemnité d’immobilisation minimale atteint 5 % du prix. Lorsqu’une condition se réalise, l’acheteur dispose d’un délai généralement 15 jours pour lever l’option.
Comment se déroule concrètement la signature ?
Étapes clés de la signature en agence ou chez le notaire
La séance de signature suit un ordre bien rodé. Le rendez-vous dure en général une à deux heures, le temps de relire chaque clause et de vérifier les annexes. Le dépôt de garantie, aussi appelé indemnité d’immobilisation, est versé à ce moment-là : il représente le plus souvent 5 % à 10 % du prix de vente, avec un montant fréquent autour de 10 %. Voici les étapes dans l’ordre :
- Versement du dépôt de garantie : chèque, virement ou chèque de banque remis au séquestre.
- Paraphe de chaque page : les parties paraphent l’intégralité du document et de ses annexes.
- Signature des exemplaires originaux : un exemplaire par partie, tous signés en original.
- Notification par LRAR ou main propre : la copie est ensuite adressée avec récépissé pour faire courir le délai.
Où est consigné le dépôt de garantie ?
Le dépôt de garantie n’est jamais remis en espèces au vendeur. Il est consigné chez le notaire, ou chez l’agent immobilier lorsque celui-ci dispose d’une habilitation et d’un compte séquestre dédié. Les fonds restent bloqués jusqu’à la signature de l’acte authentique, puis sont imputés sur le prix de vente. En cas de refus de prêt couvert par une condition suspensive, le dépôt est restitué intégralement à l’acheteur.
La signature peut se faire en présentiel ou par voie électronique : les deux modes ont la même valeur juridique. La signature électronique est souvent proposée avec une durée d’essai gratuite de 14 jours, et elle est déjà utilisée par près de 30 000 entreprises européennes, ce qui rassure sur sa fiabilité.
FAQ Questions fréquentes sur la signature du compromis de vente
Peut-on signer le compromis à distance ? Oui, la signature électronique ou l’envoi par procuration sont valables, à condition que chaque page soit paraphée et que les originaux soient ensuite établis.
Que se passe-t-il si l’acheteur ne verse pas le dépôt ? Le compromis ne peut pas être finalisé : le vendeur reste libre de poursuivre la vente avec un autre acquéreur.
Le vendeur peut-il signer seul ? Non. Le compromis est un engagement mutuel : les deux parties doivent apposer leur signature pour qu’il soit valide.
